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Vœux de Jean-Pierre Lecoq aux Personnalités du 6e

Mardi 8 Janvier 2019

Assurément, ce début d’année ne ressemble à aucun de ceux que nous avons connus, même si le souvenir des tragiques attentats terroristes n’a pas quitté notre mémoire. Il prolonge d’ailleurs des événements qui n’ont pas cessé depuis la mi novembre et qui illustrent la fracture de notre société.

Sans vouloir rivaliser avec les commentateurs patentés qui sévissent à foison sur les ondes et dans nos étranges lucarnes -qui n’avaient rien vu venir, comme d’habitude- ; force est de reconnaître que la colère exprimée par beaucoup de Français est issue d’un ras le bol fiscal qui entraîne la stagnation voire le recul de leur pouvoir d’achat.

Au-delà des nombreuses erreurs commises par le gouvernement, nous n’avons pas encore digéré –dix ans après- les conséquences de la crise financière de 2008 qui s’est soldée par une hausse importante de la dette (50 % en 10 ans, soit une augmentation de 30 points du PIB) et donc par une hausse des prélèvements fiscaux et sociaux.

La présidence Hollande a accompagné et amplifié cette hausse en aggravant les modalités de calcul de l’impôt sur le revenu : forte diminution du quotient familial et faible revalorisation des tranches, ce qui a fortement touché les classes moyennes et les familles avec un effet immédiat sur la baisse de la natalité.

Parallèlement, les hausses de taxes sur la consommation et sur l’énergie ont directement atteint les Français les plus modestes.

Il ne suffisait plus qu’une étincelle pour que tout s’embrase !

Alors aujourd’hui que devons nous faire ?

La première des priorités est bien sûr de mettre un terme à cette situation véritablement pré révolutionnaire que nous n’avons pas connue depuis 50 ans !

Comment ? sinon en jumelant fermeté et efficacité retrouvée dans le maintien de l’ordre tout en retrouvant le fil du dialogue.

Sur le premier sujet, je l’ai rappelé récemment, il faut neutraliser en amont –en leur interdisant de manifester- les éléments les plus violents : l’état d’urgence le permettait, notre législation actuelle ne l’autorise plus : il y a donc une véritable nécessité à rétablir ces dispositions ! Elles existent déjà en matière sportive, concernant les supporters interdits de stade : il suffit d’élargir le dispositif !

Quant à l’indispensable dialogue, osons le grand débat national, mais de grâce, laissons le dérouler et que personne ne cherche à l’instrumentaliser, en en tirant les conclusions avant qu’il n’ait eu lieu !

Il faudra ensuite –ce ne sera pas une mince affaire- en faire la synthèse et ensuite envisager la sortie de crise vraisemblablement avant l’été.

Vous le voyez mes chers amis, les prochaines semaines seront riches en événements. Nullement pessimiste mais lucide, je pense que nous pouvons sortir par le haut de cette période difficile si les acteurs principaux se montrent au niveau de la situation.

Comme Maire, je suis prêt à organiser une réunion-débat sur les grandes questions qui touchent nos concitoyens et qui au-delà des thèmes retenus, ne peuvent éluder la situation de la France en Europe et celle de l’Europe dans le Monde, sans oublier la situation particulière de Paris et de l’Ile de France.

Attendons donc la lettre promise par le Président de la République et la forme que peut prendre cette consultation !

Chacun a compris aujourd’hui que ceux qui voulaient gouverner la France en pur technocrates sont revenus à la réalité : il n’y a pas de dialogue sans écoute et il n’y a pas d’écoute sans dialogue.

Les Maires sont évidemment les mieux placés pour engager ce dialogue et, le faire vivre : je suis heureux que le Président de la République l’ait confirmé, en renouant au mois de novembre –après les avoir ignorés- le fil du dialogue avec eux.

Un mot maintenant sur Paris, même si vous le savez, ce sujet me passionne et mériterait de très longs développements. Disons le tout net : Paris est en danger et se trouve dans une situation dans laquelle notre ville n’a jamais été !

Explosion de la dette qui a été multipliée par 10 en 18 ans, fuite de la population sous l’effet de la hausse vertigineuse des prix engendrée par la politique de préemption et la fausse création de logements sociaux, insécurité dans nos rues et nos transports publics, tiers-mondisation de l’espace public… je pourrais égrener pendant longtemps les carences et les failles de la politique de l’actuelle municipalité parisienne.

Mais ce faisant, si je combats sa politique, je ne souhaite pas participer à cette campagne de dénigrement contre la personne de l’actuelle Maire.
Le débat parisien qui s’ouvrira réellement après l’été doit porter sur les grandes politiques à mettre en œuvre pour une ville de 2,2 M d’habitants, immergée dans un Grand Paris, trois fois plus peuplé et une Région Métropole de 12 Millions d’habitants.

Alors que l’échéance des JO de 2024 se profile rapidement, n’est-il pas temps avec pragmatisme et efficacité de rassembler les Parisiens, d’arrêter de les importuner dans leur vie quotidienne et de transformer le Conseil de Paris en Assemblée Générale de l’ONU.

Certes, le sort des Rohingyas en Birmanie est du ressort de l’ONU et du Ministère des Affaires étrangères…, mais préoccupons nous d’abord de Paris et de ses habitants.

Enfin, s’agissant de notre arrondissement, sachez qu’il demeure notre préoccupation constante et que je mesure chaque jour l’honneur que vous m’avez fait en me donnant ces responsabilités.

Arrondissement des savoirs et de la culture, le 6e apparaît encore aujourd’hui davantage comme un territoire d’exception avec ses cinémas, son écosystème de galeries, ses universités et facultés réputées, ses librairies et ses cafés littéraires, ses grandes institutions.

Mais l’héritage exaltant du passé ne nous empêche pas de nous soucier de notre quotidien et de votre avenir auquel je compte bien participer.

Aussi dès le 14 janvier, la Mairie du 6e délivrera à nouveau passeports et cartes d’identité, en avril, une nouvelle crèche de 40 berceaux ouvrira ses portes rue Notre-Dame-des-Champs ; à moyen terme, une seconde crèche rue du Montparnasse accompagnera la création d’une résidence solidaire au 110 rue de Vaugirard. Et n’oublions pas, dans le domaine culturel, la sauvegarde des ateliers historiques de l’Académie de la Grande Chaumière. Vous le voyez, nous travaillons tous les jours pour notre arrondissement.

J’achèverai mon propos en remerciant Martine Aulagnier et le Conseil des Aînés et des Aidants dont les travaux vont se traduire par un Guide tiré à 25 000 exemplaires qui accompagnera l’implantation dans le 6e de la Maison des Aînés et des Aidants.

Il est temps de vous souhaiter, quelles que soient votre situation, vos activités, la meilleure année possible en 2019. Elle sera sans doute riche en événements. Puissions nous retrouver le chemin du dialogue et pourquoi pas de la concorde. C’est notre vœu le plus cher et je suis sûr/nous sommes sûrs que vous le partagez.

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