haut de page
agrandir le texte retrecir le texte imprimer article envoyer à un ami

Commémoration du Centenaire de l’Armistice

Jean-Pierre Lecoq entouré des élus du 6e et de nombreux habitants a présidé la cérémonie de commémoration du Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918.

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous sommes rassemblés pour célébrer la fin de la Première Guerre Mondiale qui, pendant plus de quatre années, embrasa le ciel de France et causa tant de destructions à notre pays.

Partis en août 1914, la fleur au fusil, persuadés d’être rentrés dans leurs foyers pour Noël, les soldats français ne connaissaient pas le destin qui leur était promis.
Cueillis à froid par la première offensive de MOLKE, BULÖW et KLUG, qui les rejeta sur la Marne, taillés en pièces par les mitrailleuses allemandes, l’armée française va laisser dès l’été 1914, des centaines de milliers de morts sur le terrain, revêtus de leurs vareuses bleues et de leurs pantalons Garance.

Vaincus par la cavalerie Prussienne de BISMARCK en quelques semaines en 1870, la France ne savait pas qu’elle pénétrait dans un long tunnel de quatre années au cours duquel de la Marne à la Somme, des Dardanelles à Belgrade, de Verdun au Chemin des Dames, les soldats de l’Empire français, les soldats britanniques, américains allaient venir marquer à jamais de leur sang la terre de France.

Les monuments, les stèles, les cénotaphes qui jalonnent nos campagnes de l’Est et du Nord rappellent l’ampleur des sacrifices consentis : pas une famille, pas un village qui n’aient compté des morts en leur sein quand ce ne furent pas des familles entières qui perdirent pères, fils et oncles sur les champs de bataille.

Les plaques de marbre au pied de notre escalier d’honneur le rappellent : gloire à tous nos soldats morts, blessés, disparus qui ont combattu dans des conditions effroyables et purent en même temps connaître la bravoure, l’effroi, la peur, le refus de combattre…

Nous n’avons pas à les juger, car qu’aurions nous fait à leur place ? Loin de leurs familles, des êtres chers abandonnés à leurs problèmes, à la gestion d’une ferme dont le cheval avait été réquisitionné, à la conduite d’une échoppe d’artisan ou à la survie d’une famille ouvrière ; ils ont tous droit ainsi que leurs proches à notre considération et aujourd’hui à nos pensées alors que s’achève cette période de quatre années au cours de laquelle nous avons fait mémoire de leur sacrifice et des évènements qui les ont accompagnées.

Mesdames et Messieurs,
Quel bilan peut on tirer de cette période de quatre années qui causa 10 Millions de morts dont 1,5 Millions pour la France, qui ravagea le Nord et l’Est de notre pays et qui sonna le glas des empires prussien, austro-hongrois, russe et Ottoman, tout en affaiblissant durablement la France et l’Angleterre !

De fait, absorbés à juste titre par l’ampleur des destructions et le coût faramineux de cette guerre, les vainqueurs n’avaient pas imaginé qu’ils portaient en germe un second conflit mondial qui éclaterait 20 ans après.

Pour les Allemands dont l’Armée avait combattu sur deux fronts en dehors de leurs frontières, l’Armistice du 11 Novembre 1918 n’a jamais représenté une défaite.

Elle apparut à nombre d’Allemands comme une injustice renforcée par les coûts des réparations imposées par le Traité de Versailles.

Nous connaissons tous l’engrenage fatal qui en résulta et qui donna naissance au second conflit mondial qui n’épargna aucun continent.

La paix est un bien trop précieux pour que l’on ne s’en préoccupe pas régulièrement. Même si le calme qui prévaut en Europe depuis plus de 70 ans ne peut occulter les multiples conflits locaux ainsi que les craquements en Europe de l’Est consécutifs à la fin des régimes communistes, beaucoup de nos compatriotes considèrent que la paix est assurée pour l’éternité.

C’est malheureusement une idée fausse et c’est la raison pour laquelle le Sommet réuni par le Président de la République est une bonne chose.

Le pire serait de croire à l’issue de cette période mémorielle de 4 ans -au cours de laquelle nous avons célébré les sacrifices subis par nos aïeux et par tant de familles françaises et alliées- que la guerre n’est plus possible.

Alors pensons y fortement, rassemblons nous à cette occasion en ayant une pensée pour les soldats d’aujourd’hui qui dans des zones très éloignées veillent et combattent pour que la paix et notre liberté soient préservées.

Jean-Pierre Lecoq
Maire du 6e arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Conseiller régionale d’Ile-de-France

Derniers articles
Non à la fusion des arrondissements du centre Vœux de Jean-Pierre Lecoq aux Personnalités du 6e Commémoration du Centenaire de l’Armistice Communiqué de presse : il faut enfin assurer le service d’accueil dans les écoles Le Maire du 6e se mobilise pour sauver l’Académie de la Grande Chaumière L’évolution du statut de Paris passe par les Mairies d’arrondissement
A propos de ce blog | Mentions légales | Plan du site
Liens
Sénat Ville de Paris Les Républicains Paris Mairie du 6e arrondissement Les archives de Notre 6ème Groupe Les Républicains et Indépendants Conseil de Paris
Mots-clefs