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Pour éviter les doubles cartes électorales, une réforme radicale s’impose

De nouvelles modalités d’inscription sur les listes électorales doivent être arrêtées dans les meilleurs délais : il en va de la santé de notre démocratie !

En effet, apprendre à 10 jours du premier tour d’une élection présidentielle totalement incertaine que 500 000 Français disposent d’une double inscription sur les listes électorales s’apparente à un naufrage, un de plus à mettre sur l’autel d’une administration tout à la fois sclérosée et irresponsable.

Alors que l’élection notamment au premier tour va peut-être se jouer à quelques centaines de milliers de voix près, on découvre que 500 000 électeurs potentiels, soit un peu de 1 % d’un corps électoral évalué cette année à environ 47 millions de personnes, ont reçu deux cartes électorales et pourraient voter dans deux communes souvent distantes de plusieurs centaines de kilomètres.

Pour remédier à tous ces problèmes et à la lourdeur d’un système à bout de souffle qui vient de révéler une faille béante, je propose une réforme globale du processus électoral, qu’il s’agisse des modalités d’inscription, du contrôle, des procurations et enfin du décompte des voix avec intégration du vote blanc.

La mesure qui permettrait d’éviter toute double inscription serait de faire coïncider le domicile électoral avec le domicile fiscal (au titre de l’impôt sur le revenu).

Personne ne payant deux fois son impôt sur le revenu dans deux villes différentes, ce serait une étape majeure pour la sécurisation du vote et la sincérité des listes électorales.

Cette mesure aurait comme conséquence de ramener vers les centres villes des électeurs ayant pris l’habitude de voter dans les communes où se trouvent leurs maisons de famille ou leurs résidences secondaires.

Inversement, elle réduira le corps électoral de nombreuses petites communes ce qui, à terme, facilitera leur regroupement.

Cette modification de fond doit s’accompagner d’une réforme des contrôles opérés par les Mairies qui sont trop longs et lourds à mettre en œuvre.

Chacun le sait, le Maire est le premier concerné par la qualité et la tenue de ses listes électorales, il devrait aussi à terme gérer les procurations dont la rédaction embolise actuellement les services de Police et les tribunaux d’instance.

Les modalités du dépouillement et du décompte des bulletins sont également à revoir : elles peuvent être considérablement simplifiées tout en permettant la comptabilisation des bulletins blancs, comme suffrages exprimés.

Quant à l’INSEE qui refuse toute responsabilité dans ce ratage qui dure depuis des années et qui s’exonère sur le dos des communes de ses propres dysfonctionnements ; son attitude est caractéristique d’une entité fonctionnant en circuit fermé. Il est urgent de réformer cet organisme en charge d’une autre opération essentielle : le recensement annuel de la population, dont les failles sont elles aussi notoires.

Jean-Pierre LECOQ
Maire du 6e arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris

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