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Un plan d’économies sans crédibilité ni visions

Le déficit public s’élève à 4,3 % en 2013 alors que François Hollande annonçait en 2012 qu’il serait « réduit à 3 % du PIB en 2013 ». Deux ans après son élection, la situation économique de la France s’est aggravée et les plans de redressement pour les trois années à venir manquent de crédibilité : prévisions faussées, économies incertaines et pas assez ambitieuses.

En 2015, ce sont 9 421 postes qui sont créés dans l’Éducation nationale – qui n’en manque pas –, alors que 7 500 sont sacrifiés dans la Défense – qui, elle, est en sous-effectifs. Le gouvernement asphyxie aussi les collectivités territoriales. Il rationne les institutions publiques plutôt que d’entreprendre des réformes de fond.

La priorité est d’ouvrir les yeux sur la situation économique pour établir des objectifs et des moyens réalistes.

50 milliards d’euros d’économies : un scénario peu crédible

. C’est seulement après 2 ans d’exercice que François Hollande établit un plan pour sortir la France de la crise. Ce plan arrive bien trop tard et après que François Hollande a placé tous les voyants du pays au rouge :
-  Chômage : plus de 5 millions de demandeurs d’emploi.
-  Impôts : près de 50 milliards d’euros d’impôts supplémentaires depuis 2012.
-  Dette : elle explose et atteint presque 2 000 milliards d’euros, soit 94 % du PIB.
-  Croissance : elle a été nulle au premier trimestre 2014, tandis que la production industrielle a chuté de 1,7 % en mai selon l’Insee.

. La Cour des comptes alerte sur le contenu même du plan d’économies :
-  Le plan est établi sur des prévisions faussées  : 3,8 % de déficit alors que la Cour des comptes annonce 4 % ; 1 % de croissance alors que la Cour des comptes table sur bien moins.
-  60 % des économies sont incertaines : 30 milliards d’euros d’économies doivent être réalisées par des institutions (collectivités territoriales, Unédic, régimes complémentaires d’assurance vieillesse) dont, pour la plupart, l’État ne maîtrise pas les dépenses ; les économies ne sont donc pas acquises.
-  Le plan n’est pas assez ambitieux : il faudrait 130 milliards d’euros d’économies pour revenir dans la moyenne européenne des dépenses publiques, soit 80 milliards de plus que ce qui est prévu ; le plan rationne sans établir les réformes nécessaires à la reprise du pays.

Les incohérences inhérentes au plan d’économies annoncé dans les ministères

. Le gouvernement prévoit de faire 50 milliards d’euros d’économies mais il crée 29 644 emplois supplémentaires dans l’Éducation nationale d’ici à 2017.
-  Alors que l’État doit réduire sa propre dépense de 18milliards d’euros, le gouvernement affecte 1 753 millions d’euros de crédits supplémentaires à ce ministère. L’Éducation nationale n’a pourtant pas besoin d’effectifs en plus.
-  En revanche la Défense perd 7 500 postes rien qu’en 2015 (34 500 d’ici à 2019) et voit ses crédits diminués de 643 millions d’euros.
La gauche étrangle l’armée française en anéantissant toutes ses forces par une compression de son budget et de ses effectifs.
Ce sont la sécurité des Français et la force diplomatique française à l’international qui sont menacées.
-  C’est aussi le cas du ministère du Travail qui voit ses crédits diminués de 346 millions d’euros. Le gouvernement justifie cette coupe par une baisse anticipée des dépenses qui correspond à « une amélioration de la situation de l’emploi » et « donc une baisse des crédits consacrés aux contrats aidés ». Comment le gouvernement peut-il rationnellement anticiper une telle baisse alors qu’en une année (2013) le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de 7,5% ?

. Enfin, il n’y a aucune cohérence entre les moyens budgétaires alloués aux ministères et l’application des dernières réformes. Prenons deux exemples :
-  Le ministère de l’Écologie : 404 millions d’euros en moins d’ici à 2017 et 515 postes supprimés l’an prochain. Pourtant François Hollande a promis une réforme énergétique de grande ampleur et les coûts assurés par l’État vont se chiffrer en milliards.
-  Le ministère de la Justice  : le budget alloué à ce ministère permet la création de 1834 postes, dont notamment des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation. Mais avec l’individualisation des peines, pour que chaque conseiller ne traite que 40 dossiers comme l’avait annoncé le gouvernement, il faudrait en créer au moins 4 fois plus.

L’étau budgétaire asphyxie les collectivités territoriales

. L’État réduit sa dotation aux collectivités territoriales de 11 milliards d’euros. C’est donc plus de 10 % des ressources attribuées par l’État aux collectivités qui sont supprimées ! Mme Lebranchu affirmait pourtant elle-même le 4 mars « À Mon avis, on n’arrivera pas à 10 milliards ». Le gouvernement ne sait pas où il va !

. Réduire les dotations sans réformer les collectivités, cela revient à les asphyxier.
-  Cette réduction des dotations s’ajoute à celle déjà décidée de 4,5 milliards d’euros entre 2014 et 2015.
-  L’État se désengage en réduisant ses dotations et en transférant toujours plus de compétences aux collectivités, notamment en termes de solidarité alors que celle-ci bat son plein dans un contexte économique et financier extrêmement dégradé.
-  Puisque leurs comptes doivent être à l’équilibre, les collectivités n’auront pas d’autres choix que de s’endetter ou d’augmenter les impôts locaux. Les économies se reporteront alors, une nouvelle fois, sur le contribuable.

(Source UMP)

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