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METTRE RAPIDEMENT UN TERME AU DÉPLOIEMENT SAUVAGE DES TROTTINETTES DANS NOS QUARTIERS
Face au flot de trottinettes déversé depuis le début de l’année et alors que les accidents se multiplient, j’ai décidé de réunir les opérateurs connus le 10 mai.
Je l’ai fait quasiment en même temps que la Mairie de Paris et alors que le projet de décret préparé par le Ministère des transports était évoqué.
Disons-le tout net : tant le décret qui doit être effectif en septembre que l’arrêté municipal de Madame HIDALGO sont en deça de ce qu’il fallait faire.
S’agissant des utilisateurs, le décret ministériel doit acter l’obligation de porter un casque ainsi que des jambières et des protèges mains !
Les urgences déjà saturées de nos hôpitaux n’ont pas vocation à accueillir des blessés victimes de leur inconscience !

Quant à la Mairie de Paris, elle doit faire preuve de fermeté dans ce dossier comme dans d’autres ! « L’ubérisation » de la société –dont l’apparition massive des trottinettes n’est que le dernier avatar- doit être régulée sans faiblesse. Que ce soit dans le domaine de la location touristique ou dans celui des mobilités, le déploiement sans contrôle de certains services participe au malaise généré chez certains par une évolution sociétale sans cadre et sans repères.

Plus la règlementation est tardive, plus la demande de régulation est forte dans la population concernée !
Au cours de la réunion du 10 mai, j’ai donc demandé expressément aux opérateurs :
• La délimitation de zones de regrou- pement des engins le matin dans le 6e arrondissement.
• Une limitation du nombre d’engins dans les espaces déjà surexploités, ce qui suppose une répartition entre les différentes flottes déployées dans le 6e
• Une réflexion sur la mise en place de « véhicules de livraison »
• Un renforcement de la concertation et de la coopération entre les opérateurs
• L’accès de la Mairie du 6e au partage d’informations des opérateurs déjà réalisé avec la Mairie de Paris.
J’attends des opérateurs un compor- tement civique. S’il n’était pas au rendez-vous, je me réserve la possibilité – en liaison avec la Mairie de Paris- de faire procéder à l’enlèvement des engins mal placés.

Jean-Pierre LECOQ

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