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CONSEIL DE PARIS
Intervention de Jean-Pierre Lecoq sur les rythmes scolaires

CERTES LA RENTREE SCOLAIRE S’EST BIEN PASSEE MAIS IL N’A ECHAPPE A AUCUN OBSERVATEUR AVISE QUE CETTE ANNEE ETAIT UNE ANNEE DE TRANSITION.

S’intégrant dans une année présidentielle, la rentrée 2017 a été caractérisée par deux éléments qui ont contribué à son succès : une nouvelle baisse des effectifs (+ de 2 000) constatée dans le 1er degré public parisien et des mesures de carte scolaires très limitées.
De l’aveu même d’un responsable de l’académie, ce sont près d’une centaine de postes qui auraient pu être supprimés cette année si elle avait appliqué ses critères habituels compte tenu de la baisse dramatique des effectifs que nous observons dans toute la Capitale.
Le nombre d’établissements affichant un déficit d’élèves et donc autant de places libres est considérable : – 30, – 40, – 45, ce sont les chiffres qui apparaissent dans de nombreux établissements et qui justifieraient une, voire souvent 2 suppressions de classe par école.
Outre que ce constat met en pièces la fable de l’augmentation du nombre des familles parisiennes décimées par l’explosion du prix du m² et des loyers,
il démontre que nous risquons de rencontrer une toute autre situation pour les prochaines rentrées.
Pour quelles raisons, l’académie de Paris maintiendrait-elle durablement des postes dans des écoles parisiennes en mal d’effectifs alors que de l’autre côté du périphérique, les écoles sont dramatiquement sous dotées.
Aussi la poursuite du déploiement des classes de CP à effectif allégé se fera sans aucune difficulté. Et tant mieux pour l’école publique qui est sortie exsangue du dernier quinquennat !
Les mesures avancées et mises en œuvre sans tarder par le nouveau Ministre sont de nature à rassurer des parents d’élèves particulièrement inquiets des piètres résultats de l’Education Nationale.

Ravagée par des années de pédagogisme et par les mesures destructives prises par les ministres Peillon, Hamon et Belkacem, l’Education Nationale, 1er budget de l’Etat s’enfonçait dans les classements internationaux.
Il est temps de relever la tête et d’affronter la réalité, en accompagnant les mesures pédagogiques de bon sens qui sont mises en œuvre.
Dans ce contexte, se pose naturellement la question du maintien des rythmes scolaires imposé au forceps par votre prédécesseur au système éducatif parisien, il y a 4 ans. Alors que déjà plus d’un tiers des communes ont décidé de les abandonner pour des raisons objectives et de bon sens, vous persistez et votre adjointe déclare qu’il en sera de même à la rentrée prochaine, en septembre 2018. Nous le savons, le déni de réalité est le pire fléau pour des responsables politiques.
Alors que la réforme des rythmes est un échec patent pour les maternelles et que les ateliers mis en place sont très imparfaitement fréquentés dans de nombreuses écoles et notamment dans l’Est parisien, pourquoi vous crisper sur une réforme contestable, contestée par de nombreux enseignants et dont le coût pour notre collectivité est considérable ?
Sans parler des multiples dysfonctionnements liés aux absences de personnels que nous Maires, nous constatons en permanence.

Alors, Madame la Maire, nous vous proposons de reprendre le vœu relatif à l’organisation d’une grande consultation sur les rythmes scolaires imposée sans débat aux Petits Parisiens par votre prédécesseur.
En organisant un débat dans chaque école conclu par un vote du conseil d’école, vous montreriez que votre seul souci est la réussite des enfants scolarisés dans nos écoles publiques.

N’ayez pas peur Madame la Maire, les pédagogues de la rue de Grenelle ont rendu les armes et c’est sur le terrain de la réussite de leurs enfants que les Parisiens vous jugeront !

NOVEMBRE 2017

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