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Mon discours de voeux du 9 janvier 2014

La période de début d’année est celle des vœux, elle est aussi celle des bonnes résolutions. Ne boudons pas notre plaisir aujourd’hui d’autant plus que nous arrivons au terme d’une mandature. Mais avant de prendre et de décider de nouvelles orientations, il est nécessaire d’avoir une juste appréciation de la situation.

La France connaît aujourd’hui de grandes difficultés, nous le savons tous, il suffit pour cela de lire, de voir ou d’écouter les médias qui le répètent sans cesse. Mais notre pays ne manque pas non plus de ressources et d’atouts qui devraient nous permettre de garder confiance en l’avenir.

Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés sont graves et multiples. Elles concernent en réalité, ce qui les rend encore plus préoccupantes, toutes les composantes de notre vie nationale : l’économie et l’emploi, bien sûr, mais aussi la sécurité intérieure et extérieure, les institutions, et même la société tout entière, confrontée à des défis que l’on croyait dépassés mais qui ressurgissent sous une forme nouvelle, comme le problème des migrations, ou des rapports entre l’Etat et les religions. En vérité, toutes les études sérieuses et incontestables menées par la Banque Mondiale, le FMI ou la Commission Européenne, ainsi que par l’OCDE et son fameux classement PISA des systèmes éducatifs ou le non moins célèbre classement de Shangaï sur les universités, démontrent le glissement de notre économie et les performances déclinantes de notre appareil éducatif.

Face à ce constat sinon unanime, en tout cas aujourd’hui partagé par beaucoup, que faut-il faire ?

Nier la réalité, baisser les bras, s’enivrer de discours aussi creux que vides de sens ? Ou bien prendre enfin conscience du monde tel qu’il est, de cette mondialisation à laquelle nous ne pouvons échapper même si certains de ses aspects sont très critiquables, mais dans laquelle la France dispose, comme je l’ai dit, d’un certain nombre de ressources, de forces et d’atouts non négligeables ?

Que ce soit dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace ou de la médecine, avec par exemple la prodigieuse avancée que représente la mise au point d’un cœur artificiel, notre pays reste au 1er industriels ou scientifiques, ainsi que dans celui des nouvelles technologies.

Sur beaucoup d’autres plans, y compris démographique, l’économie française dispose d’un grand potentiel, à condition bien sûr que tout soit fait pour alléger les charges fiscales et sociales des entreprises. N’oublions pas non plus que la France reste, que cela plaise ou non, une grande puissance diplomatique et militaire, disposant d’un siège de membres permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU et capable, comme on vient de le voir au rang dans de nombreux secteurs Mali et en Centrafrique, de faire intervenir ses forces armées à l’étranger.

Il est donc temps de réagir, Mesdames, Messieurs, et de reprendre confiance et espoir. Cela passe par de profondes réformes : celle du système éducatif, d’abord, qui doit s’ouvrir aux réalités de la société et du monde d’aujourd’hui, par une refonte des filières de formation ; dans le domaine économique, également, comme je l’ai dit, par une baisse des contraintes pesant sur les agents économiques, ainsi que par une nouvelle politique fiscale, de vraies mesures en faveur de l’emploi et une réglementation allégée et simplifiée.

Je le donne souvent en exemple : les lois de la 3ème République sur la liberté de la presse, la liberté de réunion, ou la liberté d’association, sont, par leur clarté et leur
lisibilité, l’exemple de ce qu’il faudrait substituer aux textes législatifs ou réglementaires actuels qui paralysent notre appareil productif et sclérosent nos rapports sociaux.

Et quand il reste des domaines d’activité non soumis à la concurrence mondiale, faisons en sorte qu’ils fonctionnent correctement.

C’est typiquement le cas du logement : la demande de logements non satisfaite est évaluée à 1 million d’unités, dont au moins 500 000 en région parisienne.
Or, qu’observe-t-on ? Que depuis un siècle, nous vivons dans une économie administrée du logement dont les garde-fous multiples paralysent les acteurs.

Une fois de plus en 2013, le nombre de logements construits n’atteindra pas le chiffre de 300 000 alors qu’il en faudrait au moins 500 000 pour rééquilibrer rapidement le marché.

Et les mesures actuellement en discussion au Parlement vont rajouter une couche à la législation abondante existant dans ce secteur ! Alors que nous savons que le secteur du bâtiment a toujours eu un effet d’entraînement sur l’économie.

Il nous appartient donc de prendre en main notre destin : nous le pouvons si nous le voulons.

C’est assurément les vœux fervents que je formule en ce début d’année qui sera marquée vous le savez par deux grands rendez-vous électoraux au printemps et avant l’été.

A cette occasion, permettez-moi de souhaiter que ces élections soient l’occasion d’un dialogue digne, respectueux des personnes, où le débat sur les idées et les projets l’emporte sur la passion et les attaques personnelles.

Je le dis à un moment où l’usage des réseaux sociaux permet beaucoup de choses : faisons en sorte qu’ils soient utilisés à bon escient.

Vous l’avez compris, notre fierté de vous représenter et de servir notre magnifique arrondissement, notre disponibilité, notre proximité restent les moteurs de notre action.

Mettons-les en 2014 au service de Paris et de ses habitants.

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