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Conseil de Paris du 16/12/2013 : le bouclier social de Delanoë n’est qu’un leurre !

Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Cette dernière séance consacrée traditionnellement par notre Assemblée au vote du budget de l’exercice suivant a manifestement une tonalité très électoraliste.
C’est vraiment très voyant :

Outre une floraison de délibérations portant sur des sujets importants mais souvent délaissés pendant des années et que l’on redécouvre aujourd’hui, outre un très grand nombre d’hommages qui se multiplient depuis plusieurs séances (là c’est votre cabinet qui donne le sentiment de vider ses tiroirs), vous nous proposez la mise en œuvre d’un bouclier social –comme vous avez bizarrement décidé de le nommer-, dont l’élément essentiel est constitué de la diminution de 2 % des tarifs de cantine, diminution valable aussi bien dans le premier cycle que dans le second.

Ce faisant, et en y regardant de plus près, votre bouclier n’est pas très épais, puisqu’avec cette diminution de 2 %, vous ne faites que revenir sur une des deux augmentations de tarifs votées au cours des années antérieures, ceci après avoir unifié les tarifs de cantine sans concertation avec les comités de gestion des caisses des écoles.

Le Maire et les élus de sa majorité découvriraient-ils qu’il y a une crise dans notre pays qui touche beaucoup de Parisiens ? et pourquoi n’ont-ils pas eu cette vision salutaire auparavant ?

En réalité, Monsieur le Maire, la crise ne date pas de l’année de l’arrivée de vos amis au gouvernement, même si la Première adjointe –dans ses déclarations- semble aller jusqu’à vouloir nier leur existence.

Certes en raison de l’incapacité congénitale du gouvernement à réformer et à réduire les dépenses publiques, elle s’amplifie chaque jour davantage.

Mais elle date de 2008/2009, la crise ! Et pendant cette période, vous n’avez eu de cesse d’augmenter les tarifs de toutes les prestations municipales : conservatoires, cantines, centres d’animation tout en rognant ou supprimant les avantages familiaux et parallèlement, dans le domaine des aides sociales gérées par le CASPV, en supprimant ou en dénaturant plusieurs aides bénéficiant directement aux couches moyennes salariées.

Les personnes âgées n’ont pas été « oubliées » puisque la modification des conditions d’attribution du passe navigo en a exclues de la gratuité des milliers à Paris.

Monsieur le Maire, votre petit bouclier social ne fera pas oublier le tour de vis fiscal et le coup de massue que vous avez infligé aux Parisiens pendant tout votre second mandat.

Ou alors si vous voulez être cohérent, Monsieur le Maire, nous vous proposons à travers le vœu que nous présentons d’étendre votre bouclier aux centres d’animation parisiens ainsi qu’aux conservatoires.

Monsieur le Maire, si vous voulez vraiment aider les Parisiens, écoutez nous et donnez un peu de vraisemblance à ce qui s’apparente encore une fois comme une opération de communication, un « coup de pub » qui au final n’abusera personne.

Intervention au Conseil de Paris du 16 décembre 2013

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