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A Paris et en Ile-de-France, tout est à revoir !

- Influente par son attraction et riche de son passé, Paris n’est –à l’échelle des autres métropoles mondiales auxquelles sa Maire la compare en permanence- qu’une petite ville de 2,3 millions d’habitants.

Si l’on veut se mesurer à Londres, New-York, Shanghai, Buenos Aires, Pékin ou Moscou, c’est la Région Île France et ses 12 millions d’habitants qui s’imposent.

Et c’est dans son centre, composé de Paris et des 3 départements de la petite couronne (92,93,94) que bat le cœur de la Région. Une zone urbanisée dense, forte de 6 millions d’habitants, représentant 50 % de la population de l’Île de France.

C’est ce cœur qui a été érigé en Métropole par une loi de 2014 et qui s’intitule Métropole du Grand Paris.

Aujourd’hui sans réel pouvoir et sans moyens, elle est sous l’influence de la Ville de Paris qui a pu imposer aux communes membres (riveraines de la capitale) ses mesures de restriction de la circulation qui ont des effets très directs sur l’accès à Paris (1)

De fait, il apparaît clairement que c’est au niveau de la Région que la Métropole doit être constituée. En la dotant de nouveaux pouvoirs, elle disposera d’un territoire et de zones urbanisables suffisantes pour intervenir dans les domaines du logement, de la circulation et des transports, ainsi que pour lutter efficacement contre la pollution.

- Au-delà de leurs attributions, c’est toute la fiscalité affectée aux collectivités territoriales qui doit être revue, notamment en Île de France.

En effet, les dernières réformes annoncées par le gouvernement dans le domaine de l’apprentissage vont avoir des effets directs sur le budget des Régions, puisque certaines dotations vont disparaître. Si l’on ajoute les évolutions erratiques de la CVAE et la baisse prévisible des dotations de l’Etat, c’est tout l’équilibre financier des communes, départements et régions qui se trouve remis en cause, ce qui appelle des réponses tout aussi urgentes que pérennes.

Tout ceci intervenant dans un contexte de recherche d’économies, alors que les Jeux Olympiques vont bientôt peser de tout leur poids sur les finances de la Ville, de la Région et de l’Etat ! Et que d’ores et déjà certains éléments du dossier de candidature s’effritent, plusieurs lignes du Grand Paris Express étant remises en cause par les Pouvoirs Publics.

C’est dans ce contexte qu’en ma qualité de Vice-Président de la Commission des Finances de la Région, j’ai proposé à sa Présidente Valérie Pécresse de constituer un groupe chargé de se pencher sur l’évolution du coût des Jeux Olympiques.

Comme vous le voyez, les défis qui nous attendent ne diminuent pas en intensité ! Plus que jamais, leur résolution demandera du courage et de la constance.

C’est au nom de ces valeurs et fort des expériences acquises dans le secteur privé et public que j’ai décidé de me consacrer encore et davantage à la gestion de Paris et à sa reconquête en 2020. Je prendrais prochainement des initiatives en ce sens.

Jean-Pierre LECOQ
Maire du 6ème arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Conseiller régional d’Ile-de-France

(1) Les habitants des communes des première et seconde couronnes sont les premières victimes de ces mesures de restriction.

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