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Le Maire du 6e en maraude avec l’Unité d’Assistance aux Sans Abri

Le 21 novembre dernier, Jean-Pierre Lecoq a participé à une maraude de l’UASA dans les rues du 6e arrondissement.

Compte rendu de la Maraude effectuée avec Martine AULAGNIER, Conseillère d’arrondissement déléguée, et l’équipe de l’UASA (Unité d’Assistance aux Sans Abris) le mardi 21 novembre 2017.

Je tiens d’abord à remercier tous ceux et toutes celles qui donnent de leur temps pour aider, assister ou secourir les hommes et les femmes qui sont dans la rue, quelles que soient les circonstances qui les ont conduits à cette situation.

Parmi les « nombreuses maraudes » qui interviennent (Croix Rouge, Protection Civile…) notons le caractère spécifique de l’UASA qui en bénéficiant d’une assistante sociale d’origine Roumaine, s’adresse tout particulièrement « aux populations Roms » pratiquant la mendicité sur la voie publique.

Au côté de l’équipe de l’UASA, notre maraude ce jour-là a duré près de 4 heures entre 19h30 et 23h15.

Nous l’avons effectuée en grande partie à pied ce qui nous a permis d’arriver au plus près des « Roms » qui mendiaient ou qui s’installaient pour passer la nuit.

Une nouvelle famille est approchée dès le début de la maraude, rue Saint Benoît. Inconnue de l’UASA, elle fait l’objet d’une identification par RAMONA qui les convie dès le lendemain à aller à une permanence sociale : les deux parents mendiaient dans la rue avec 2 enfants en bas âge.

Alors que la phase de collecte des renseignements s’achève, un homme apparaît. Visiblement de la même famille, il semble jouer un rôle particulier.

Situé entre la fonction d’aide et celle de surveillant, il préviendra les autres familles « Roms » de notre présence.

C’est ainsi que nous ne verrons plus aucune famille « Roms » installée sur le boulevard Saint-Germain (entre la rue de Seine et la rue Danton) alors qu’il est de notoriété publique que 2 ou 3 familles y sont installées en quasi permanence (de 18h à 23h chaque jour) avec en général de jeunes enfants servant d’appât (afin d’émouvoir les passants).

Par la suite, nous engageons le dialogue avec plusieurs familles qui se sont installées -pour y dormir- rue Madame (à la hauteur de la Caserne des Pompiers) et rue de Rennes (devant le cinéma l’Arlequin).

Sur ce dernier lieu, nous retrouvons une maraude de la Croix Rouge qui distribue des kits bucco-dentaires.

A chaque rencontre, RAMONA répertorie les familles « Roms » dont la quasi totalité vient de la même région de Roumanie.

Ils reconnaissent venir en France pour mendier et ramener de l’argent dans leur village où les attendent d’autres membres de leurs familles.

A noter que le voyage par autocar entre la Roumanie et Paris coûte 80 euros et que le lieu de dépose est au Champ de Mars !

Les « Roms » disent voir la France comme le pays du LAIT et du MIEL, une formule justifiant leur venue et la relative générosité dont fait preuve une partie de la population française à leur égard (1).

A noter qu’à la date de rédaction de cette courte note, soit le 29 décembre, les Roms ont quasiment disparu des rues du 6ème ! Ils sont rentrés chez eux avant de revenir dans quelques semaines.

En conclusion, je confirme que la quasi-totalité des Roms venant à Paris y viennent pour y mendier et appartiennent, pour la plupart, à des filières spécialisées.

Autrement dit, les perspectives de socialisation de ces familles sont extrêmement faibles

Le protocole établi entre le Département (Aide Sociale à l’Enfance), la Police et le Parquet n’est pas suffisamment mis en œuvre.
Trop d’enfants servent encore d’appât pour susciter la pitié des touristes, à quelques centaines de mètres de la Préfecture de Police et du Palais de Justice dans des endroits connus de tous.

Il faut y consacrer les moyens nécessaires avec sans doute, des équipes dédiées et parallèlement réfléchir à une simplification du protocole.

Qu’il y a lieu de s’interroger sur le rôle dévolu à certaines maraudes. Au-delà des bons sentiments, certaines contribuent à les fixer sur place.

Je souhaite donc une plus grande coordination entre les maraudes tournant sur le 6ème.

On ne peut non plus s’empêcher de penser que les plus généreux de nos concitoyens ne nous aident pas !

En donnant, ils les encouragent à continuer de mendier : un cercle vicieux s’installe qui ne pourra être brisé que si le Gouvernement français et la Commission européenne négocient sérieusement avec les gouvernements roumain, albanais et bulgare de ces populations.

Jean-Pierre LECOQ
Maire du 6e arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Conseiller régional d’Ile-de-France

(1) Dans nos quartiers, notamment l’été, il n’est pas rare pour un « Rom » de collecter jusqu’à 120 € par jour !

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