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Le budget 2018 à l’ordre du jour du Conseil régional d’Ile-de-France

A l’occasion de sa dernière séance de l’année, le Conseil régional d’Ile-de-France a examiné le projet de budget 2018.

Madame la Présidente, chers collègues,

Comme les autres collectivités territoriales, nous entamons notre discussion budgétaire dans un climat de grande incertitude.

Incertitude quant à l’importance des prélèvements ou des pertes de recettes qu’auront à supporter les différentes strates de collectivités.

Incertitude quant à la politique conduite par l’actuel gouvernement face aux différents échelons locaux : des efforts financiers considérables sont attendus de leur part alors que les administrations centrales s’exonèrent de toute réforme structurelle.

La dernière Conférence des Territoires qui s’est tenue la semaine dernière à Cahors n’apparaît toujours pas déterminante, alors que le temps passe –et que les budgets doivent être adoptés-

Autre question : où en est-on de la réforme de la Métropole du Grand Paris ?

La Région Ile de France sera-t-elle choisie pour l’accueillir, comme nous sommes beaucoup à le souhaiter. Cette solution aurait beaucoup d’avantages avec la création d’une région –métropole de plus de 12 millions d’habitants, comparable aux grandes régions européennes et aux villes –monde-.

Nous établissons notre budget alors que les finances régionales sont caractérisées par un ensemble disparate de ressources consenties par l’Etat et dont le produit est volatil et instable.

Il y a urgence mes chers collègues à se pencher sur les ressources allouées à notre Région, et là encore nous attendons de l’Etat, des propositions sérieuses et durables.

Dans ce constat mouvant, il apparaît que la Région perdrait plus de 100 millions d’euros de recettes, soit une diminution de 2,4 %, par rapport à 2017, du fait de la suppression du fonds Valls et de l’augmentation de 35 millions d’euros de notre participation au fonds de péréquation CVAE.

Et nous ne sommes pas aujourd’hui informés des arbitrages à rendre par le gouvernement sur la réforme de la formation professionnelle !!

Alors même si cette évolution est condamnable et doit être amendée au Sénat, notre Région a décidé de continuer à maîtriser ses dépenses notamment de ne pas dépenser plus que ce que nous collectons.

Ainsi depuis notre arrivée, ce sont près de 700 millions d’euros que nous avons économisé, soit près de 120 euros d’économies pour chaque Francilien.

Ce faisant, notre Région reste une des moins dépensières, investissant pour l’avenir de ses habitants.

Entre 2015 et 2018, nous avons fait fondre de 8 points les dépenses de fonctionnement et corrélativement progresser l’investissement. En 2018, le budget se scinde entre 48 % d’investissement et 52 % de fonctionnement.

Pour la troisième fois, nous laissons inchangé le taux des prélèvements régionaux afin de ne peser ni sur les finances des entreprises, ni sur le pouvoir d’achat des Franciliens.

Nos efforts de gestion sont reconnus par tous les observateurs impartiaux, qu’il s’agisse de Moody’s qui, avec Aa2, nous donne la même note que l’Etat ou de la Cour des Comptes qui a salué la réduction de nos charges et la baisse de la masse salariale.

Mais au-delà des satisfecit qu’elle génère, notre politique n’aurait pas de sens profond si elle n’obéissait pas à des objectifs ambitieux que chacun d’entre nous peut partager :

- faire de l’Ile de France la première région en matière d’environnement et de développement durable,

- développer la formation et l’emploi

- tout en assurant sa cohésion sociale et territoriale

Le premier objectif, nous l’atteindrons avec 1,9 milliard d’investissement : grâce à la révolution dans les transports, notre vocable pour désigner l’augmentation d’un tiers des sommes investies depuis 2015, avec 1,5 milliard investis dans tous les modes de transport. Qu’il s’agisse du rail, de la route ou des pistes cyclables, les investissements sont notables et doivent permettre à tous les Franciliens, quel que soit leur mode de déplacement, de l’accomplir dans un environnement amélioré et sécurisé.

En deux ans, plus de 180 trains neufs ou rénovés ont été livrés, 250 bus propres ont été mis en circulation sur un réseau profondément rénové qui n’avait pas évolué depuis 50 ans : les lignes doublons d’autobus dans le centre de Paris ont été supprimées au profit de l’Est parisien et des lignes de la première et seconde couronne.

En 2018, le plan vélo montera en puissance, tandis que dans le cadre du plan anti-bouchons, 40 points de congestion seront résorbés.

Dans ce domaine, contrairement à beaucoup de nos opposants qui ont une vision idéologique de la circulation, nous agissons avec pragmatisme et détermination.

Chacun sait que des véhicules bloqués dans des embouteillages polluent davantage qu’une voiture roulant, même si des progrès techniques sont réels !

Alors plutôt que de prendre sans concertation des mesures qui embolisent une partie de Paris, le périphérique et les communes voisines, tout cela au motif d’améliorer la qualité de l’air, alors que les mesures d’AIRPARIF démontrent l’inverse, la Région Ile de France investit dans la durée avec cohérence, multiplie les achats de matériel neuf et ne se satisfait pas des centaines de kilomètres de bouchons, qui chaque jour autour de Paris, nous asphyxient et nous empêchent de vivre sereinement.

Mais mes chers collègues, tous ces efforts consentis n’auront pas l’efficacité attendus, si nos deux grandes entreprises publiques de transport ne consentent pas les efforts financiers et opérationnels pour mettre à niveau, un réseau vieillissant, marqué par des décennies de sous-investissement.

Depuis le tragique accident de Brétigny, chacun a pris conscience des travaux nécessaires et des efforts à consentir : les usagers devront accepter des coupures ou des arrêts complets de leur ligne pendant l’été, certains weekend, voire davantage.

Ils les acceptent s’ils en voient les résultats, ce qui signifie que ces travaux doivent être menés avec toute la rigueur nécessaire.

Les incidents à répétition à la gare Montparnasse et à la gare du Nord qui ont eu de très fortes répercussions sur le trafic TRANSILIEN sont l’exemple de ce que nous ne voulons plus voir !

La SNCF, mais aussi la RATP doivent pouvoir mener leurs travaux sur leur réseau sans mettre en péril le trafic sur d’autres lignes.

L’interruption du trafic du RER A pendant plusieurs jours cet automne est un autre exemple de la complexité des travaux à mener, mais aussi du soin avec lequel les entreprises doivent intervenir et recruter du personnel compétent.

Au-delà des transports, nous poursuivrons notre politique de soutien aux territoires et aux communes à travers le programme des 100 quartiers dits innovants et écologiques.

Depuis 2016, 52 quartiers ont été financés ainsi que 150 projets menés par des communes franciliennes.

Pour développer l’emploi en Ile de France, en 2018, nous investissons plus de 80 millions d’euros, soit une progression de 32 % par rapport à 2015.

Les lycées voient les crédits croître de 33 % par rapport à 2015.

Nous accélérons nos efforts afin de rattraper les retards accumulés par nos prédécesseurs et de faire face aux besoins : 14 grandes opérations sont lancées, dont 5 constructions de lycées.

Parallèlement, le dispositif en faveur des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme sera prolongé : 22 000 jeunes de 16 à 25 ans en ont déjà bénéficié.

Dans un autre domaine, nous nous préoccupons de la transmission au sein des PME franciliennes. Pour y contribuer, nous présenterons au cours de la présente année, un programme d’aide au commerce et à l’artisanat qui s’intéresse à cette problématique de la transmission.

S’agissant des territoires les plus ruraux, nous ne les oublions pas et nous avons le souci de les épauler, de les accompagner dans plusieurs domaines.

Aides aux agriculteurs, promotion de l’agriculture biologique avec une hausse de
38 % des crédits dédiés, alors que l’Etat les diminue, aide au patrimoine, développement des infrastructures sportives….la région Ile de France prouve qu’elle s’intéresse à tous ses territoires sans exclusive et que tous les Franciliens méritent notre attention et notre considération.

Nous traduisons ainsi la volonté de notre Présidente de garantir la cohésion sociale et territoriale de la Région-Capitale.

Mais rien de durable ne peut être fait si la sécurité –la première des libertés- n’est pas assurée à chaque Francilien et nous savons qu’il existe des marges de progression considérables dans ce domaine sur des territoires étendus de l’Ile de France.

Tout en laissant à l’Etat et aux communes, le soin de conduire ce combat contre la délinquance, nous avons décidé en Ile de France d’accompagner cette politique en déployant un bouclier de sécurité dans les transports, les gares et auprès des établissements scolaires de la Région.

Laissez-moi avant de conclure :

- remercier l’ensemble des personnels de la Région, de leur implication quotidienne,
- féliciter Valérie Pécresse et tous les membres de l’exécutif pour leur travail incessant.

Vous le voyez mes chers collègues, malgré les contraintes financières et les incertitudes imposées par l’Etat aux Régions, nous allons continuer à investir et à agir pour le bien être de toutes les Franciliennes et de tous les Franciliens !

Je vous remercie.

Jean-Pierre Lecoq
Maire du 6e arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Conseiller régional d’Ile-de-France

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