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Bilan d’une année électorale

L’année électorale qui s’achève aura d’abord été marquée par la primaire de la droite et du centre qui a été organisée en novembre et à laquelle sept candidats ont participé.

Tous ont été éliminés ou ont pris leur retraite de la vie politique, qu’il s’agisse du Président Sarkozy ou des anciens Premiers Ministres François Fillon et Alain Juppé. Deux d’entre eux ont été battus aux élections législatives : NKM et Jean-Frédéric Poisson. Bruno Lemaire apparaît comme le seul rescapé, mais en même temps a quitté officiellement la famille LR pour être un Ministre de droite dit « Macron-compatible » au sein du gouvernement d’Edouard Philippe.

Comment en est on arrivé là ?

Il apparaît déjà que cette primaire a été trop longue et a conduit à trop de divisions. Est-il normal d’avoir entendu ce qui a été prononcé à l’encontre de certains des candidats qui participaient à cette primaire ? Comme je le craignais, nos militants se sont pris au jeu et ont fini par se diviser profondément, parfois de façon irréductible.

Si le résultat de cette primaire a consacré la victoire de François Fillon, en tête dès le premier tour avec 44 % des voix et qui fut largement vainqueur d’Alain Juppé au second tour, son programme est vite apparu comme trop extrême et peu susceptible d’emporter l’adhésion de la majorité des Français lors de l’élection présidentielle.

Il faudra assurément dans l’avenir s’en souvenir, organiser une primaire -si nécessité faisait loi- beaucoup moins longue et beaucoup plus éloignée de l’échéance finale afin de permettre au candidat issu de ce scrutin de rassembler son camp, et d’apparaître sous son meilleur jour au moment de l’élection présidentielle, ce qui est l’objectif final.

En effet, perdre l’élection présidentielle et la perdre dès le premier tour comme François Fillon l’a fait, met assurément son camp en grave difficulté.

Chacun le sait, les élections législatives qui se tiennent dans les huit semaines qui suivent l’élection présidentielle sont directement influencées par le résultat de cette dernière.

La 11ème circonscription en est d’ailleurs un bon exemple. Elle n’est gagnable que par un candidat aux législatives appartenant directement au camp du Président de la République élu. Gagnée par Pascal Cherki après l’élection de François Hollande en 2012, elle a été largement gagnée au second tour à 63 % par Marielle de Sarnez après que le même Pascal Cherki eut été éliminé au premier tour de cette élection.

Je salue le score plus qu’honorable réalisé par Francis Szpiner et Olivier Passelecq, notamment dans le 6e arrondissement où ils l’ont emporté dans certains bureaux de vote.

Mais il s’agissait en fait d’une mission quasi impossible et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de ne pas me représenter dans la 11ème circonscription. Comment aurais-je pu aller me faire battre par Marielle de Sarnez, numéro 2 de ma liste aux élections municipales et que j’ai accepté de prendre à l’occasion des élections municipales parisiennes ? Elections municipales qui, au passage, auraient dû être gagnées alors que nous étions en pleine vague bleue.

Au lieu d’une vague bleue à Paris nous avons eu une vaguelette, ce qui ne nous a pas permis de remporter les 12e et 14e arrondissements où NKM se présentait.
La médiocrité de sa liste, la stratégie contestable qu’elle a employée sont à l’origine de cet échec retentissant qui d’ailleurs la disqualifie pour les prochaines échéances.
Les réactions de rejet dont sa candidature a fait l’objet et qui se sont amplifiées depuis se sont largement vérifiées dans la 2e circonscription lors des élections législatives, ce qui devrait la conduire à prendre du champ par rapport à la politique.

L’attitude adoptée, par exemple, par Luc Chatel pour les Républicains ou Marion Maréchal Le Pen pour le Front National devrait lui servir d’exemple.

Ministre à plusieurs reprises, députée pendant 15 ans, NKM gagnerait tout à fait à observer une pause en allant travailler dans le secteur public ou le secteur privé.

Les résultats de la 2e circonscription ont en tout cas prouvé qu’elle n’était pas la bonne candidate pour remporter la victoire. Avec un peu plus de 18 % des suffrages au soir du premier tour et avec un potentiel de voix de droite et du centre de 40 % au second tour, elle ne pouvait pas gagner cette circonscription où le poids du 5e arrondissement est déterminant. Son positionnement idéologique à la gauche des LR ainsi que ses tentatives d’entrée au gouvernement, puis de débrancher le candidat macroniste ont été du plus mauvais effet. Seuls les derniers jours, marqués par l’agression dont elle a été l’objet, lui ont permis d’inverser légèrement la tendance et de regagner quelques points lors du second tour.

Elle est néanmoins nettement battue, ce qui démontre qu’on ne peut impunément se présenter dans une circonscription électorale sans aucune attache et sans convictions fortes.

Pour ma part, je continuerai à défendre un certain nombre d’idées en politique autour de la responsabilité, de l’indépendance et de la clarté.

Par ma légitimité et mon encrage local reconnu, j’étais le candidat idéal à investir dans cette 2e circonscription et je pouvais la conserver dans notre camp.

Je souhaite maintenant bonne chance au Président Macron et à son gouvernement tout en souhaitant qu’ils s’attaquent à l’ensemble des problèmes que connaît la France.

Dans cet esprit, je souhaiterais notamment qu’ils réexaminent la politique de la France au Proche Orient. Notre intervention en Syrie ne nous rapporte rien d’autres que des risques d’attentats supplémentaires. En revanche, l’opération Barkhane au Sahel est parfaitement justifiée. Parallèlement, je soutiens la politique économique du gouvernement tout en étant attentif à sa mise en œuvre.

La baisse réelle du chômage sera l’élément déterminant sur lequel le Président et son gouvernement seront jugés. De cela dépendra la situation sociale dans de nombreuses régions et le retour d’une grande partie de la population dans le débat national.

Aujourd’hui l’importance de l’abstention démontre que de nombreuses catégories, notamment populaires et provinciales n’ont pas souhaité participer au vote. Ceci démontre la fragilité de notre corps social et l’urgence pour le gouvernement d’obtenir des résultats.

Jean-Pierre Lecoq
Maire du 6e arrondissement
Conseiller régional d’Ile-de-France

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