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Session budgétaire au programme du Conseil régional de janvier

Jean-Pierre Lecoq est intervenu sur le budget régional en portant une triple ambition pour ce budget 2017 : augmentation des investissements, diminution des dépenses de fonctionnement sans augmentation des impôts régionaux.

Madame la Présidente, mes Chers Collègues,

Le budget qui nous est proposé est le premier budget totalement construit par notre majorité. Celui que nous avions adopté l’an dernier avait été préparé par l’Assemblée sortante : il ne portait pas notre empreinte et il n’avait été adopté en équilibre qu’après que notre Présidente eut obtenu une rallonge de l’Etat compensant le déficit originel du Pass Navigo à tarif unique.

Permettez-moi donc à cet instant de féliciter l’ensemble des agents de la Région qui ont participé aux discussions préparatoires puis à l’élaboration de ce budget.

Notre ambition est triple : nous voulons augmenter les investissements porteurs d’avenir tout en diminuant les dépenses de fonctionnement et en assurant le financement de ce budget, dans un contexte de diminution des ressources de l’Etat. Tout ceci en n’augmentant pas les impôts régionaux et en maîtrisant l’évolution de la Dette qui avait fortement augmenté sous les précédentes mandatures.

Mes Chers Collègues,

Nous pouvons être satisfaits de notre action puisque ce qui apparaissait aux yeux des défaitistes et de nos opposants comme impossible, va être réalisé.

Grâce à une baisse de 4 % de nos dépenses de fonctionnement, notre Région va économiser en deux ans 253 M€ soit 21 € pour chaque Francilien.

En deux ans, nous aurons réalisé 64 % des économies visées soit près des 2/3 des objectifs énoncés dans notre programme de mandature.

Nous l’avons fait au bénéfice des ménages et des entreprises franciliennes et il ne faut pas s’interdire d’aller encore plus loin ! Notre visibilité sera encore plus forte. A la différence des oppositions, nous ne considérons pas comme un devoir, comme une obligation d’augmenter les dépenses et les impôts, tout en multipliant les dépenses somptuaires et les investissements hasardeux.

Cette économie dans les dépenses s’accompagne d’une forte hausse de l’investissement (+ 17,7 %) qui atteindra cette année le chiffre de
2 Milliards d’euros.

Désireuse de renforcer son attractivité économique dans le contexte de forte concurrence entre les grandes régions européennes après le Brexit, la Région Ile de France renforce significativement ses investissements en faveur du développement économique, de la recherche et du développement numérique.

Soutenir 3 000 entreprises dans leur effort de recherche ou d’innovation tout en accompagnant 4 000 apprentis supplémentaires et en favorisant le retour à l’emploi de 125 000 chômeurs, ce sont les objectifs que l’Ile de France affiche pour 2017.

Mais ce développement économique et cette lutte pour l’emploi de tous les Franciliens se sera pas durable si elle ne s’accompagne pas de la « Révolution dans les transports » et d’une politique de formation et culturelle ambitieuse au service des Franciliens.

Pour mieux circuler en Ile de France, quel que soit notre mode de déplacement, il nous faut investir massivement, ce que nous faisons en 2017 avec 738 M€ investis dans les nouveaux trains et RER et les plans vélos, bus et anti bouchons. Cela représente une hausse de 23 % par rapport à l’année précédente mais elle n’en est que plus nécessaire.

Mais l’action du STIF sera insuffisante si elle n’est pas accompagnée par les deux grands opérateurs que sont la SNCF et la RATP.

Chacun d’entre eux doit prendre la mesure des efforts à consentir pour tout à la fois, entretenir le réseau existant et investir pour l’avenir qu’il s’agisse du Métro du Grand Paris, du prolongement des lignes de métro existantes ou de l’automatisation de certaines d’entre elles.

Et ces deux opérateurs publics ont des marges de progression importantes !

Depuis le terrible accident de Brétigny, nous connaissons mieux l’obsolescence d’une partie du réseau régional ferroviaire.

La SNCF a donc l’ardente obligation de le rénover tout en accompagnant la mise en circulation du nouveau matériel roulant commandé par la Région.

Quant à la RATP, elle va mettre en œuvre un nouveau PLAN BUS tenant compte des besoins liés aux évolutions démographiques et aux nouveaux besoins d’emploi de notre Région.

Après quelques hésitations dues sans doute à la très grande proximité existant entre la direction de la Régie et la Maire de Paris, la première a compris que c’était bien la Région qui payait et le STIF qui était donneur d’ordre !

Pour ma part, j’attends de la RATP un changement de braquet dans l’automatisation des lignes de métro : les délais sont beaucoup trop longs, plus de 10 ans se sont écoulés entre la création de la ligne 14 et l’automatisation de la ligne 1 et celle de la ligne 4 fera attendre encore longtemps son achèvement.

Nous ne ferons pas comme vous Mesdames et Messieurs les Membres de l’ancienne majorité ; nous n’oublierons pas ceux des Franciliens qui n’ont pas de transport public à leur disposition soit parce qu’ils habitent en moyenne ou grande Couronne soit parce qu’ils travaillent en horaires décalés.

C’est ainsi qu’à côté de 633 M€ consacrés aux transports en commun (85 % de l’enveloppe totale des investissements du secteur transport) seront mis en œuvre le plan vélo (qui bénéficie d’une dotation égale), le plan bus et le plan anti bouchons sur la route.

On notera d’ailleurs que sur ces deux derniers plans, les dotations progresseront en fonction du lancement des opérations, plusieurs d’entre elles étant en cours de définition.

Mes Chers Collègues,

Ce budget témoigne de notre volonté de réinvestir massivement en faveur des transports comme il est de notre responsabilité première.
Nous enclenchons une nouvelle dynamique alors que vous les avez laissé se paupériser, se dégrader.

Des « petits gris » aux rames bondées du RER, vous avez sous investi. Vous avez abandonné les millions de Franciliens qui utilisent quotidiennement les transports en commun et qui vous doivent des conditions de transport dégradées. Et qui malheureusement le resteront encore le temps que nos investissements ne portent leurs fruits !

Oui, vos responsabilités sont grandes et le pire c’est que vous ne voulez pas les reconnaître !

Alors c’est un fait, nous ne financerons plus de piste cyclable à Santiago du Chili mais l’argent économisé servira à renforcer la sécurité dans les transports ; un autre problème que votre cécité idéologique vous a empêché de traiter.

Notre objectif est que les Franciliens aient le choix de leurs modes de transport.

Notre seconde priorité en matière d’investissement concerne les lycées où la encore, la défunte majorité a fait preuve d’une inefficacité particulière doublée d’un sous investissement notoire.

En 2017, ce sont plus de 500 Millions qui seront affectés aux 471 lycées publics franciliens contre 400 Millions en 2016 et beaucoup moins auparavant.

Avec 78 M€ d’AP consacrés à la construction de lycées neufs, nous augmenterons de 430 % le budget 2017 par rapport à celui de 2005.

Mais vous le savez, les défis éducatifs sont majeurs : résorber le sureffectif que connaît 1 lycée francilien sur 10, lutter contre le décrochage scolaire, connecter les lycées franciliens et les sécuriser, tels sont les axes d’une nouvelle politique d’éducation.

Il nous reste néanmoins à mettre un terme à la désastreuse politique éducative menée par l’actuel gouvernement.

Les résultats de la belle primaire devraient nous y aider : le plus court ministre de l’éducation sera sans doute dimanche prochain le candidat socialiste à l’élection présidentielle, mais nous Franciliens, nous lui devons bien peu.

Comme nous avons beaucoup économisé y compris sur les frais de bouche avec 22 % en moins par rapport à 2015 et 33 % d’économies sur le parc automobile des élus (Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !), nous investissons avec ce budget dans tous les secteurs d’activité de notre collectivité : + 35 % pour le développement économique, + 35 % pour l’environnement, + 25 % pour la culture et pour la recherche.

Nous le faisons dans le cadre d’un budget contraint par ses ressources ; le gouvernement actuel poursuivant sa politique méthodique d’étranglement des collectivités locales.

Au lieu de se réformer et de dégraisser certaines administrations centrales ou de fermer des organismes dépendant de sa responsabilité, le tandem Cazeneuve/Sapin ou si vous préférez la triplette Cazeneuve/Sapin/Eckert continue à saigner les Régions après leur avoir antérieurement transféré de nouvelles responsabilités.

En deux ans, ce sont 227M€ de ressources qui nous ont été retirées. Face à cette perte de substances, ce sont seulement 79 M€ de ressources nouvelles qui nous ont été apportées et qui ne compensent donc qu’un tiers des ressources enlevées.

On mesure mieux ainsi l’effort remarquable entrepris par notre Région pour contenir ses dépenses de fonctionnement : alors qu’on nous enlève 227 M€ de ressources, nous arrivons sur la même période à générer plus de 250 M€ d’économies.

L’ardoise des 300M€ manquant dans le financement de Pass Navigo est aujourd’hui effacée et dotée d’un financement pérenne grâce à un effort des départements et une affectation partielle de la hausse de la TICPE.

Enfin, une première mobilisation des Fonds européens va permettre de mobiliser 184 M€ en 2017 contre à peine 23 M€ en 2015.

Mes Chers Collègues,

Avec une dette maîtrisée à 1 Milliard d’euros, nous nous proposons d’adopter aujourd’hui un budget ambitieux de 5,25 Milliards d’euros axé sur des investissements structurants pour l’avenir et la vie des Franciliens.

Nous le devons à notre majorité de la droite et des centres rassemblant les familles libérales, gaullistes et républicaines qui sous l’impulsion de Valérie Pécresse et de son équipe, travaillent sous relâche pour le bien être des Franciliens.

Jean-Pierre Lecoq
Maire du 6e arrondissement
Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Conseiller régional d’Ile-de-France

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