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Intervention de Jean-Pierre Lecoq au Conseil de Paris du 12 novembre 2012 sur la fermeture des voies sur berges

Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet,
J’ai souhaité intervenir à la suite de mes deux collègues, en ma qualité de maire du 6e arrondissement, sur ce projet de délibération, dans la mesure où effectivement, le 6e arrondissement, comme d’ailleurs le 7e et d’autres arrondissements de la rive gauche, sera directement concerné par cette vaste opération de fermeture des voies de berge sur la rive gauche.

Nous en voyons d’ailleurs déjà immédiatement les conséquences puisque les travaux menés sans aucune concertation et sans aucune information sur les quais hauts se traduisent déjà par des bouchons qui remontent largement jusqu’à la place Saint-Michel, voire certains jours jusque devant Jussieu.
Sur la délibération qui nous est proposée, j’interviendrai sur le fond, puis plus généralement sur le débat.

Sur le fond de la délibération, permettez-moi de vous dire qu’il s’agit d’une délibération que je qualifierai d’improvisée. Quand on voit que vous voulez réaliser un archipel de cinq îles de 350 mètres chacune, qui pourrait accueillir jusqu’à 750 personnes, nous dit-on, et que vous envisagez que ces cinq îles soient surveillées par deux personnes en basse saison et trois personnes en haute saison, je crois que vous ne prenez pas la mesure des problèmes de sécurité qui risquent d’arriver.

Chacun sait que ces aménagements sur la berge de la rive gauche risquent d’amener des centaines, voire des milliers de personnes qui ne seront pas forcément des Parisiens, qui seront peut-être, comme cela a été dit, des Franciliens, qui viendront se divertir, qui viendront se regrouper. Ce ne sera pas sans poser sans doute de graves problèmes de sécurité à certaines heures de la nuit, mais comment penser que trois personnes chargées de surveiller cinq îles soient vraiment en mesure d’assurer la sécurité de centaines de personnes s’y trouvant ?

Les graves incidents, et même les morts que nous avons récemment déplorés sur un autre équipement ouvert récemment en bordure de la Seine laissent à penser qu’à partir du moment ou vous mettriez en œuvre ces mesures, Monsieur le Maire, il faudrait vraisemblablement prévoir des mesures beaucoup plus fortes, non seulement comme vous l’imaginez, faire appel au privé mais également, sans doute, déployer des effectifs importants de la D.P.P.

C’est pourquoi j’en viens maintenant au fond.

Soyez pragmatique, Monsieur le Maire ! Ne soyez pas dogmatique sur ce problème, comme vous l’avez été sur tant d’autres.

Vous avez su d’ailleurs - je pense notamment au projet de la rue de Rennes il y a quelques années - savoir l’aménager à partir du moment où une forte opposition se manifestait.

Dans cette affaire, les Parisiens qui ont été consultés, et notamment les Parisiens directement concernés des 7e, 6e et 5e arrondissements ont montré une très ferme opposition lors de l’enquête publique que vous avez bien voulu diligenter.
La sagesse eût été, Monsieur le Maire, et je m’adresse également à M. le Préfet de police, de faire une expérimentation de longue durée, comme notre groupe l’a d’ailleurs demandé à de très nombreuses reprises pendant six mois, ce qui aurait permis d’appréhender les conséquences d’une fermeture des voies sur berge.

Chacun sait que les milliers de voitures qui utilisent actuellement les quais hauts ne mettront pas plus de 10 minutes, comme cela a été très imprudemment dit, pour effectuer le trajet entre la gare d’Austerlitz et le pont de la Concorde.

Cela se traduit déjà par des bouchons importants et par une pollution supplémentaire donc par des conséquences absolument contraires à vos objectifs.
Vous avez refusé cette expérimentation. Eh bien, attendez au moins avant de vous lancer dans des aménagements coûteux ! coûteux en investissements et coûteux en fonctionnement.
Ou alors vous nous laisserez à penser que vous voulez créer l’irréversible, c’est-à-dire créer en quelque sorte par vos aménagements l’impossibilité que nous ayons à revenir sur ces dispositions, comme cela a été prévu, comme l’ancien Préfet de police l’avait prévu, et comme l’actuel préfet de police nous l’a répété à un certain nombre d’entre nous ; il a prévu cette clause de réversibilité si des embouteillages trop forts se produisaient.

Voilà ce que je voulais dire, Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet, il n’est pas encore trop tard pour aménager ce projet et pour reprendre ce débat qui concerne tous les Parisiens et tous les Franciliens.

Je vous remercie.

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