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La politique de logement de la Mairie de Paris est dispendieuse et inefficace

La Mairie de Paris dépensera, pendant la mandature, 3 milliards d’euros pour livrer 7.000 logements sociaux par an, prix d’un engagement politique avec les communistes.

Les nouveaux logements sociaux parisiens sont construits à des prix très supérieurs à la moyenne nationale, pour la plus grande joie d’architectes mégalomanes. Une tour de 17 étages vient d’être livrée Avenue de France, dans le 13e arrondissement. « Sa peau de titane reprend l’exacte nuance de vert du jardin des mousses à Kyoto » indique, sans rire, son architecte. L’immeuble recouvert de plantes sera aussi « une étape bienvenue pour les oiseaux, dans le « corridor parisien de la biodiversité »...
Mais les logements neufs ne représentent que la moitié des livraisons, le reste étant constitué de rachats de logements privés occupés y compris au sein de copropriétés existantes.

Cette politique, qui permet d’afficher l’objectif annuel de « nouveaux » logements sociaux, est absurde et dangereuse.

Absurde, parce qu’elle ne règle rien. Les locataires concernés sont transformés en « bénéficiaires de logement social » alors qu’ils n’avaient rien demandé. La conséquence en est la dégradation de l’entretien de leur immeuble et l’augmentation de logements inoccupés (jusqu’à 30%). La prétendue « mixité sociale » conduit souvent à l’arrivée de familles « à problème ».

Dangereuse, parce qu’elle chasse les classes moyennes, transformant Paris en une ville où il ne restera à terme que « les ménages aisés et les très aidés ». Arguant d’un quota de logements sociaux à réaliser par arrondissement, ce qui ne repose sur aucun fondement juridique puisque la part de logements sociaux ne s’apprécie qu’au niveau de chaque commune, la Mairie de Paris veut même transformer en logements sociaux la moitié de « l’ilot Saint-Germain », l’ancien site du Ministère de la Défense dans le 7e arrondissement, qui devait être vendu pour financer les besoins des Armées !

La politique du logement, comme celle des transports, de l’emploi et de l’environnement, ne peut faire l’objet que d’une vision globale au niveau du Grand Paris. Ce sera, souhaitons-le, une dimension majeure du débat régional de la fin de l’année.

Jean-Pierre LECOQ, Maire du 6e arrondissement, Vice-Président du Conseil départemental de Paris
Alexandre VESPERINI, Conseiller de Paris
Jean-Charles BOSSARD, Premier Adjoint au Maire
Chantal LAMBERT-BURENS, Adjointe au Maire
Marie-Thérèse LACOMBE, Conseillère d’arrondissement
Andrea BEGO GHINA, Conseiller d’arrondissement
Apparentée : Arielle BEAUCAMPS, Adjointe au Maire

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