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A Paris, la réalité s’impose à tous

Où l’on découvre que Bertrand Delanoë, grand communicant devant l’éternel, a beaucoup dépensé tout en endettant Paris alors même que les droits de mutation –recettes liées aux ventes immobilières réalisées à Paris- étaient considérables. Son successeur –qui fut sa première adjointe- se trouve fort démunie sur le plan politique. Elle ne dispose en effet que d’une majorité composite donc très incertaine.

Sur le plan financier, pendant toute cette mandature, Paris va subir la baisse des dotations de l’Etat et les effets de la péréquation fiscale entre communes riches et communes pauvres tout en percevant des droits de mutation sensiblement moins élevés que les années précédentes.

Au total, c’est un minimum de 500 millions d’euros qui risquent de manquer dès 2015 et davantage les années suivantes. Or, sur le plan des dépenses, le rideau de fumée savamment entretenu par son prédécesseur se dissipe.

Les investissements dispendieux apparaissent en pleine lumière. S’agissant de la restructuration des Halles, la durée et le coût des travaux n’ont cessé de progresser : c’est en 2015 au plus tôt après plus d’1 Milliard d’euros de travaux -dont 700 millions à la charge de la Ville- que cette opération s’achèvera.

Dans le domaine de la Culture, les deux équipements culturels que sont le Centquatre dans le 19e et la Gaîté Lyrique dans le 3e ont nécessité 200 millions d’euros d’investissement : ils génèrent à eux deux 20 millions d’euros de dépenses de fonctionnement.

Asphyxié par le coût de fonctionnement de ces nouveaux équipements, la Ville a de moins en moins d’argent à consacrer à ses fonctions premières.
La malpropreté s’étend dans de nombreux quartiers faute de moyens humains et matériels suffisants.
Nos jardins ne sont plus surveillés ; victimes de dégradations diverses, ils deviennent souvent le lieu de trafics et de rassemblements hétéroclites.
La voirie enfin n’est plus ou mal entretenue faute de crédits et de personnels.

A l’intérieur de la Mairie de Paris, le malaise est palpable. Les réformes incessantes menées dans les différentes directions -qui se sont accompagnées d’une valse des directeurs- ont créé souvent des situations de blocage et de mal-être chez de nombreux agents.

Alors qu’elle manque d’argent pour assurer ses missions prioritaires, la Ville multiplie les dépenses de communication qu’il s’agisse des publications ou des frais de réception.

A l’heure où nos concitoyens déjà fortement sollicités par la fiscalité d’Etat vont l’être au niveau des impôts locaux, il est essentiel d’attirer leur attention sur la gestion dispendieuse de leurs contributions par la majorité politique parisienne.

Quant à la dette de la collectivité parisienne, elle a été multipliée par 4 et s’élève aujourd’hui à 4 milliard d’euros.

© image "Dette en stock" h16free.com

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