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Conseil de Paris du 9 juillet 2014 : une subvention démesurée pour le théâtre du Rond Point

En pratique en 2014, ce sont 2 millions d’euros que la Ville de Paris attribuera à ce théâtre qui a d’ailleurs le statut de SARL. 2 millions d’euros, c’est presque la totalité des sommes qu’attribue notre collectivité à l’ensemble des scènes privées à Paris qui réunissent 3 millions de spectateurs dans 52 théâtres, soit 55 % de la fréquentation totale des théâtres à Paris en 2013. Et nous connaissons tous des salles qui pleurent misère que la Ville n’aide pas ou n’aide plus comme par exemple la Comédie Italienne de la rue de la Gaîté.

Madame la Maire, mes chers collègues,

Mon intervention sur cette délibération se fera sur deux thèmes :

  • Le premier est d’ordre financier rappelons en effet que le théâtre du Rond Point jouit d’un emplacement remarquable à deux pas des Champs Elysées, que ses locaux qui comportent trois salles de spectacles sont la propriété de la Ville de Paris et que depuis 2002, il bénéficie d’un statut exceptionnel caractérisé par le fait que l’Etat et la Ville apportent, à parité, leur soutien en fonctionnement et en investissement. En pratique en 2014, ce sont 2 millions d’euros que la Ville de Paris attribuera à ce théâtre qui a d’ailleurs le statut de SARL. 2 millions d’euros, c’est presque la totalité des sommes qu’attribue notre collectivité à l’ensemble des scènes privées à Paris qui réunissent 3 millions de spectateurs dans 52 théâtres, soit 55 % de la fréquentation totale des théâtres à Paris en 2013. Et nous connaissons tous des salles qui pleurent misère que la Ville n’aide pas ou n’aide plus comme par exemple la Comédie Italienne de la rue de la Gaîté.
  • Le second a trait à la personnalité exubérante de son directeur en place depuis 2002 et dont le second mandat de 10 ans expirera en décembre 2016. Chacun connait Jean-Michel Ribes, sa faconde naturelle et sa passion pour le théâtre. Militant du théâtre, il l’est assurément. Comme d’autres hommes politiques, défendant aussi leurs options politiques souvent de façon excessive, l’hebdomadaire Marianne l’a pointé du doigt dans un article récent. Mais la direction d’une institution culturelle aussi prestigieuse que le Théâtre du Rond Point et largement subventionnée par de l’argent public- impose sinon une réserve, en tout cas un respect du public, le respect de tous les publics.

A un moment où la Ville comme l’Etat doivent s’interroger sur la finalité et la pérennité de leurs subventions, il me semble légitime de rappeler ces principes qu’ont respectés ses illustres prédécesseurs, Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, Marcel Maréchal et Philippe Buquet.

Intervention au Conseil de Paris du 9 juillet 2014.

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