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Mes voeux pour 2012
Chers Amis,
Permettez-moi avant de vous adresser au nom des élus qui m’entourent nos vœux pour 2012, de revenir quelques instants sur la situation que nous connaissons en ce début d’année.
Sur le flanc sud de l’Europe, un Proche-Orient encore plus instable semble émerger. Les récents bouleversements intervenus de la Tunisie à l’Egypte n’ont pas encore accouché d’une situation stable. Les populations locales y trouveront-elles leur compte, car hormis à la terrasse du café de Flore d’où est partie, la croisade libyenne, beaucoup d’observateurs assistent avec fatalisme au triomphe électoral des partis islamistes.
Souhaitons donc qu’au Maghreb ainsi qu’au Proche et Moyen Orient, les intellectuels ainsi que les femmes ne soient pas les premières victimes des révolutions arabes.
Quant à l’Europe dont on a sans doute dans le passé confondu un peu trop union politique et union économique et monétaire, 2012 sera assurément une année décisive. Ou elle arrivera à se doter d’un système de gouvernement économique assurant à l’Euro une crédibilité incontestable ou malheureusement si elle échoue, la zone euro se délitera et se réduira sans doute à quelques pays regroupés autour du tandem franco-allemand.
Répétons le toutefois à ceux qui seraient tentés d’écouter des voix discordantes et disparates : la sortie de l’euro serait une catastrophe et se traduirait par une récession sans précédent puisque nos dettes contractées en euros seraient remboursables en francs.
C’est dans ce contexte que nous aurons à nous prononcer à deux reprises, le 22 avril et le 6 mai pour élire un nouveau Président de la République puis au mois de juin, pour renouveler l’Assemblée Nationale.
Puis-je exprimer le souhait que le débat qui commence et qui va se développer tout au long de ce semestre, soit à la hauteur des problèmes que notre pays affronte et dont je viens de donner quelques exemples.
Leur gravité et l’intérêt que beaucoup de nos concitoyens y portent, méritent mieux que la bataille de polochons à laquelle nous assistons depuis quelques jours.
J’achèverai mes propos en vous parlant de notre ville Paris et de notre village le 6ème.
S’agissant de Paris, il est de plus en plus évident que dans l’avenir, l’essentiel des thématiques, des politiques que nous mettrons en œuvre seront ou du ressort de la Région Ile de France ou de celui du Grand Paris qui 50 ans après sa disparition ressuscite l’ancien département de la Seine.
C’est en effet à cette échelle que la plupart des politiques devront être élaborées et mises en place ce qui exigera de tous une capacité et une volonté renforcée de dialogue.
Dans un contexte financier de très grande rigueur auquel les collectivités territoriales n’échapperont pas, cela nous protégera des édiles qui confondent communication et gestion, novation et agitation.
Pour notre arrondissement enfin, nous resterons attentifs à son évolution dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’état de son patrimoine ou de la sécurité de ses habitants, sans négliger son évolution économique.
Après l’achèvement des travaux de rénovation de la Faculté de droit rue d’Assas et du restaurant universitaire de la rue Mabillon, notre appartenance au Quartier Latin se traduira par la mise en œuvre des rénovations de Paris V, qu’il s’agisse de la Faculté de Médecine de la rue des Saints-Pères ou des bâtiments de la Faculté de Pharmacie, au sein de laquelle des unités de recherches se regrouperont autour d’une véritable Cité du médicament.
Au mois d’avril, les travaux de la rue de Rennes entre Raspail et Montparnasse s’achèveront. Et pour empêcher toute dérive mercantile d’étalages et de concessions sur les trottoirs élargis, une charte spécifique est en cours d’élaboration conjointement avec la Maire de Paris.
S’agissant de notre espace public, nous avons obtenu avec Olivier Passelecq qu’un nouvel arrêté soit pris pour réglementer la vente et le transport d’alcool dans tous les quartiers Nord du 6ème ce qui nous permettra de lutter contre la consommation excessive d’alcool d’une partie de la jeunesse notamment sur la Passerelle des Arts.
Pour lutter contre la prolifération des mendiants d’origine roumaine, nous venons de demander au Préfet de Police la promulgation d’un arrêté anti-mendicité pour la rue de Rennes et la rue de Sèvres, notamment.
Soyons clair à ce sujet : il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser cette population mais de donner aussi bien à la Justice qu’à la Police les moyens de lutter contre ces nouvelles formes de mendicité souvent agressives qui recouvrent l’existence de filières organisées.
En vous renouvelant notre engagement et notre fierté d’être au service du 6ème arrondissement et de ses habitants, nous vous adressons des vœux sincères de bonne et heureuse année 2012 et de bonne santé.
Des travaux estivaux et quelques réflexions sur l’éducation
Comme chaque année, la période estivale est propice à l’amélioration et à la rénovation des équipements publics. Cet été n’échappera pas à la règle, puisque de nombreux travaux vont être réalisés dans notre arrondissement.
- Rue de Rennes, les travaux des concessionnaires se poursuivent et représentent d’ailleurs l’essentiel de l’opération de réaménagement des trottoirs (on peut d’ailleurs espérer que GDF et le Chauffage urbain n’interviennent plus pendant plusieurs années dans cette rue).
- Pour la sécurité des piétons, deux signalisations tricolores seront implantées : l’une rue de Rennes à l’intersection de la rue Cassette afin de faciliter la traversée des piétons devant le cinéma l’Arlequin ; la seconde rue de Sèvres, à l’angle de la rue Saint-Jean-Baptiste de la Salle et à proximité immédiate du bureau de Poste principal du 6e.
Dans le domaine sportif, une vaste opération de rénovation des vestiaires du gymnase Littré sera entreprise intégrant la modernisation du système de ventilation.
Dans le domaine scolaire, soulignons le très gros effort fait par trois de nos grands établissements privés. Le lycée Saint-Nicolas avec un nouveau bâtiment construit dans la cour du 108 rue de Vaugirard ; Sainte-Geneviève disposera d’un nouvel ensemble accessible aux handicapés à la rentrée. Enfin, Stanislas aura un nouveau complexe de dortoirs modernes. J’attends de la Région Ile-de-France qu’elle fasse le même effort au lycée Montaigne dont la communauté scolaire déplore l’arrêt de la rénovation.
Dans ce domaine de l’éducation, de la maternelle jusqu’au lycée, un nouveau débat national me semble indispensable avant l’élection présidentielle. Alors que de nombreux professeurs font de leur mieux, la camisole « Éducation Nationale » les broie, les asphyxie. Là encore, la collusion existant entre le Parti Socialiste et les syndicats d’enseignants a atteint ses limites : comment peut-on admettre que le premier poste du budget de la nation produise de plus en plus d’insatisfaits et de jeunes qui décrochent ?
Puisse cet été que je vous souhaite le meilleur possible —que vous restiez à Paris ou que vous partiez en vacances— nous permettre d’avancer dans ces différents domaines.
Inauguration de la Tour Nord restaurée

Voici l’intégralité du discours que j’ai prononcé, dimanche 16 janvier :
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Cardinal, Eminence,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus
Mesdames, Messieurs, Chers Paroissiens,
C’est avec impatience que nous attendions tous, de pouvoir à nouveau contempler cette tour Nord de l’Eglise Saint-Sulpice, dont nous avons pu suivre, au fur et à mesure du démontage des échafaudages, l’admirable renaissance.
En regardant cette tour rénovée s’élancer vers les cieux, il est difficile d’imaginer les quatre années de travaux titanesques que sa restauration a nécessités.
Alors que nous l’inaugurons aujourd’hui, il me semble donc important de revenir un instant sur les conditions dans lesquelles cette opération a été conduite, car il ne fut pas simple, en effet, de décider de reconstruire en grande partie la tour de la plus grande Eglise de la capitale, tant par ses dimensions que par sa capacité d’accueil.
Un siècle après son achèvement, dans la décennie 90, lorsque les chutes de pierres s’accélèrent et menacent gravement les piétons et les véhicules qui empruntent la rue Saint-Sulpice, il est décidé, en 1998, d’acquérir un échafaudage de protection enserrant la tour Nord dans un carcan métallique.
Afin de connaître l’état réel de cet édifice, l’Architecte des monuments historiques mène, jusqu’en 2005, des études techniques démontrant que près de 80 % des pierres de la tour doivent être remplacées.
Ce chantier de rénovation sera donc l’un des plus importants des vingt dernières années, si l’on excepte évidemment la rénovation permanente du Château de Versailles.
Il fallut ensuite que l’Etat et la Mairie de Paris acceptent de cofinancer cette opération, l’Etat portant même sa participation de 33 % à 50 %.
Permettez moi donc de remercier tous ceux et toutes celles qui sont à l’origine de cette décision capitale, car à partir du moment où le chantier était lancé, il ne pouvait plus s’arrêter.
Merci Monsieur le Ministre ainsi qu’à votre prédécesseur Jean-Jacques AILLAGON qui a porté à 50 % la part de financement de l’Etat.
Merci, Monsieur le Maire de Paris d’avoir pris cette décision, certes lourde financièrement, mais qui démontre l’attachement que porte Paris à son Histoire et au patrimoine culturel et cultuel implanté sur son territoire.
Je n’oublierais pas non plus les adjoints au Maire successifs, chargés du Patrimoine, qui ont porté cette opération, ainsi que Monsieur ROUMANET, Curé de Saint-Sulpice, qui l’ a suivie avec moi, alors qu’elle n’était encore qu’en gestation.
Mais surtout j’adresse mes plus vives félicitations aux Ouvriers de tous les corps de métiers, des « pierreux » jusqu’aux grutiers, qui, pendant 4 ans et demi, par tous les temps ont travaillé dans des conditions souvent difficiles, mais qui garderont, j’en suis certain, le souvenir d’avoir participé à un chantier exceptionnel.
Cette église, vous le savez, Mesdames, Messieurs, dont la première pierre fut posée par Anne d’Autriche en 1645, s’est construite en deux siècles et demi. Elle n’a, d’ailleurs, jamais été achevée, comme en témoigne sa tour Sud.
Aujourd’hui, la Ville de Paris propriétaire de l’édifice, en vertu de la loi de 1905, a financé, avec l’aide de l’Etat, la rénovation complète de la tour Nord et a ainsi redonné à Saint-Sulpice un lustre et une visibilité que les ravages du temps lui avaient fait perdre.
Certes, beaucoup de choses restent encore à faire à l’intérieur de l’édifice : la rénovation des installations électriques, la restauration des chapelles et la mise en valeur des toiles de Delacroix. Et il est important que ce chantier continue, des milliers de fidèles et de touristes du monde entier visitant cette Eglise.
Aussi, à cet instant, comment ne pas penser à Bossuet, dont tout le monde se souvient des fameux derniers mots de l’oraison funèbre de la Duchesse d’Orléans : « Madame se meurt, Madame est morte… »
Aujourd’hui, revenu parmi nous, alors qu’il est représenté comme un des quatre orateurs sacrés sur la Fontaine de cette place, on peut imaginer que c’est dans un style bien différent qu’il pourrait nous dire : « La tour nord se réveille, la tour nord est vivante… ».
Vous pouvez voir la vidéo et le diaporama consacrés à cet événement sur le site www.mairie6.paris.fr.

