
2012, une année capitale sur le plan électoral
2012 sera une année électorale essentielle caractérisée par la tenue des élections Présidentielles en avril-mai et des élections Législatives qui se dérouleront comme tous les 5 ans (en 2012 comme en 2002 et 2007) dans la foulée des Présidentielles.
L’élection des Députés, chacun le sait, est largement tributaire des résultats de l’élection Présidentielle. C’est la conséquence des modifications constitutionnelles intervenues et de la concomitance entre le mandat de 5 ans du Président de la République et de celui des Députés.
Huit mois avant, en octobre 2011 se dérouleront les élections Sénatoriales qui verront pour la première fois du fait du raccourcissement du mandat Sénatorial de 9 à 6 ans, la moitié du Sénat réélu.
Tous les observateurs prédisent un renouvellement sénatorial très disputé. La Présidence du Sénat se jouera à moins de 20 sièges ce qui, compte tenu du nombre de Départements en cause, demande un travail excessivement fin de préparation des élections. C’est ce à quoi le Président LARCHER consacre une partie de son temps libre, en analysant la situation électorale dans chaque département et en essayant de trouver les meilleures équipes susceptibles de les conserver à la majorité sénatoriale.
A moins de huit mois de l’élection Présidentielle, les élections Sénatoriales et la réélection du Président du Sénat qui en découlera, seront des rendez-vous déterminants. Un changement de majorité qui verrait la gauche devenir majoritaire au Sénat, serait un véritable tremblement de terre politique. Derrière cette élection, se joue également la capacité qu’aurait l’opposition de changer la constitution et d’instaurer des réformes qui modifieraient substantiellement le paysage politique français.
En effet, si le Sénat passait à gauche et que les élections de 2012 soient perdues, la gauche disposerait alors d’un ensemble de pouvoirs qu’elle n’a jamais connu, majoritaire dans les Régions, majoritaire dans les Départements, très majoritaire dans les grandes villes, elle détiendrait également la majorité dans les deux Assemblées, ce qui lui permettrait de modifier à sa guise par voix parlementaire la constitution.
On peut alors penser que des réformes emblématiques, dont elle parle depuis plusieurs années, seraient adoptées, qu’il s’agisse du vote des étrangers aux élections municipales et peut-être législatives, de l’adoption du mandat unique ou bien évidemment de réformes sociétales majeures.
Le double rendez-vous de 2011 et 2012 est donc capital pour notre pays et pour une certaine idée de la France.
Dans ce contexte, il importe évidemment que nous soyons exemplaires et que nous le soyons particulièrement à Paris. Or, depuis 10 ans nous accumulons défaites sur défaites. Les dernières élections régionales n’ont pas dérogé à la règle. En dépit d’un score facial satisfaisant dans le 6e arrondissement ainsi que dans un certain nombre d’arrondissements de l’Ouest parisien, globalement le résultat obtenu par la liste UMP à Paris n’est pas bon. Dans les départements franciliens, Paris pointe en cinquième position loin derrière les Yvelines, les Hauts de Seine, la Seine et Marne à égalité avec le Val d’Oise. Dans certains arrondissements de l’Est parisien nous tombons à un niveau inconnu et qui serait encore plus catastrophique (nous n’atteindrions pas 20 % des voix) si le Front National avait été en position de se maintenir, ce qui a failli se passer à quelques milliers de voix sur l’ensemble de Ile-de-France.
Face à la gravité de la situation parisienne et à l’attentisme qui prévaut dans nombre d’arrondissements, il est nécessaire de réagir.
L’immobilisme dans l’attente du Messie est la plus mauvaise des solutions. Pendant ce temps nos positions continuent à se dégrader. Nous avons perdu dans deux arrondissements stratégiques pour la reconquête de la Capitale, le 12e et le 14e arrondissements entre 2002 et 2007, près de 7 points, c’est-à-dire que le rapport de force qui était dans un rapport 51-49 en 2002 est passé à 58-42 en 2007. Aux Régionales notre liste n’a pas franchi la barre des 40 %. Dans ces deux arrondissements, il faut à tout prix relancer nos équipes, nous avons des élus qu’ils prennent leur responsabilité et qu’ils mettent en œuvre le moyens de la reconquête. Cela veut dire que partout nous ne sommes pas majoritaire, ils ont l’impérieuse nécessité de constituer des équipes, de travailler sur le terrain, de s’opposer systématiquement et intelligemment aux Mairies d’arrondissements, aux équipes municipales de la majorité et à faire des propositions.
Nous ne gagnerons pas les élections municipales dans ces arrondissements si nous n’y faisons pas un travail de fond. Le piètre résultat des dernières élections municipales et régionales nous l’a amplement prouvé.
Dans cette optique, les élections internes de l’UMP qui se dérouleront en octobre et novembre 2010 sont capitales. Ou elles permettront de faire émerger de nouveaux talents et de relancer notre action militante notamment dans les arrondissements détenus par la majorité municipale ou ce sera une nouvelle fois la reconduction des sortants qui primera sur les nouvelles têtes et là nous pouvons craindre le pire. Nous l’avons d’ailleurs déjà vu dans certains arrondissements où nous sommes menacés de disparition dans le 2e et le 3e où nous n’avons plus de Conseiller de Paris. Nous n’en avons plus également dans le 20e où les arbitrages rendus ont fait que celui qui se battait depuis 20 ans n’a pas été investi et n’a pu se faire élire Conseiller de Paris. Il en a d’ailleurs tiré les conséquences et a quitté l’UMP pour rejoindre le Nouveau Centre comme d’autres élus l’ont fait dans le 10e et le 17e. Mais là encore face à nos amis du Nouveau Centre, nous devons avoir la main tendue, les élections sénatoriales de 2011 ne doivent pas nous faire oublier l’ardente obligation de l’union dans la perspective des élections municipales de 2014.
Pour ma part, je continuerai à œuvrer pour l’union dans notre mouvement à Paris et dans le 6e arrondissement. Je le ferai également dans les deux circonscriptions législatives dans lesquelles notre arrondissement est partie prenante : la nouvelle seconde circonscription issue de la fusion des anciennes 2e et 3e et la nouvelle 11e circonscription issue du rattachement du 6e Sud à la partie centrale du 14e arrondissement.
A cet égard, je rappelle que j’ai l’honneur d’être depuis 1997 soit depuis près de 13 ans le suppléant de Martine AURILLAC, actuelle Députée de la 3e circonscription. A ce titre et parce que c’est mon devoir, je participerai activement aux campagnes pour le renouvellement des délégués ainsi qu’aux campagnes législatives qui se dérouleront dans les 2e et 11e circonscriptions. J’aurai l’occasion dans les prochaines semaines de vous reparler de la nécessité de se mobiliser comme nous l’avons fait lors des primaires avant les élections Régionales.
Je compte donc sur votre mobilisation, votre soutien et vous engage à renouveler votre adhésion à l’UMP. En effet seuls les militants à jour de cotisation pourront voter en octobre prochain qu’ils l’aient renouvelée au titre de 2010 ou qu’ils l’aient fait au titre de 2009.

